Nouvelles œuvres pour quatuor à cordes
mardi 23 mai
- Scène nationale d'Orléans
d'Ashley Fure et de Mauro Lanza
Création de la compositrice Ashley Fure
C’est une des grandes modes du moment : les instruments augmentés. Et, parmi les instruments augmentés, le quatuor à cordes dans son ensemble est sans doute l’un de ceux qui séduisent le plus les compositeurs. Le principe est simple : à l’aide de transducteurs (petits haut-parleurs qui transmettent la vibration de leurs membranes à la surface sur laquelle on les place), on transforme l’instrument familier en un outil de diffusion sonore. Pour les compositeurs, les principaux intérêts de ce dispositif sont de fondre les sources du son acoustique et du son électronique (et jouer ainsi sur l’aspect théâtral d’un instrument qui sonne sans que l’interprète le joue), mais aussi de faire mettre à profit, pour le son électronique, les qualités timbrales propres à la caisse de résonance de l’instrument.
Avec Anima, Ashley Fure fait un pas de plus – poussant la logique plus loin encore, tout en redonnant à l’instrumentiste une forme de contrôle sur cette augmentation. Comment ? Tout simplement en donnant une mobilité à ces transducteurs habituellement fixés sur la caisse de résonance. À la manière de stéthoscopes à l’écoute des secrets du corps, les interprètes les déplacent d’un point à un autre à la surface de leurs instruments, des ouïes à la touche, du dos au chevalet, insufflant des sons animés au cœur de ces objets inanimés. À mesure que l’œuvre se développe, à ces stéthoscopes sonores migratoires s’ajoute un enchaînement volatile de feedbacks sonores (retour son dû à la captation par micro de la réponse acoustique des instruments aux transducteurs), menaçant de prendre le dessus sur les virtuoses qui les manipulent.
Que sont alors ces nouveaux instruments ? Sont-ils des golems, de simples monceaux d’argile qu’une incantation magique éveillerait à la vie ? Ou des monstres comme celui de Frankenstein : destinés à prendre le pouvoir sur ceux qui les ont créés ?
« Anima, conclut Ashley Fure, c’est la quête d’un sang de l’électrique, d’une respiration du numérique, d’un devenir bestial au cœur même de la pure tradition du quatuor à cordes… »
Ply (2014) pour électronique, musique de ballet créé en collaboration avec le chorégraphe Yuval Pick
Tripwire (2011), installation kinésique, créée en collaboration avec l’artiste visuel Jean-Michel Albert
Wire & Wool (2009) pour violoncelle et électronique
mardi 23 mai
- Scène nationale d'Orléans
d'Ashley Fure et de Mauro Lanza
mercredi 7 juin
- Centre Pompidou
Mauro Lanza, Ashley Fure avec le Quatuor Diotima
lundi 15 mai
- Friche La Belle de Mai
d'Ashley Fure et de Mauro Lanza